CONCOURS : ni CUEJ, ni EJT

Avec Internet, et sa rapidité à transmettre des informations, on est tout de suite au courant de tout, pour peu que l’on cherche un peu. Le verdict est tombé : je ne rentrerais pas en école de journalisme cette année. Snif. Grosse déception. Voir les résultats sur le site du CUEJ (Strasbourg) et sur le site de l’EJT (Toulouse).

Jury de l’EJT:

J’ai eu droit à l’anglais pour commencer (contrairement et à des horaires légèrement différents de ceux révélés par la personne de l’école que j’ai eu au téléphone). Le sujet était identique pour tout les jury, à savoir commenter la page d’accueil de BBC news.  Au menu : l’ONU demandant un couloir humanitaire pour pouvoir apporter de l’aide aux victimes de la guerre civile au Kirghizistan/ Obama réalisant que se serait bien d’avoir des énergies vertes/28 morts dans une prison mexicaine liés aux rixes entre gangs/du foot/. Le jury 2 était plutôt bienveillant, et a aussi senti que j’étais rouillée en anglais. Ce n’est qu’une question d’entraînement mais parler la langue de Shakespeare dans ce pays, hors à suivre de cours de langue, est extrêmement rare.

L’entretient de motivation, près d’une heure après, s’est poursuivit avec le jury 2, composé de deux personnes. J’ai réussi à identifier l’un d’eux après coup : Francis Pommies, coordinateur des études, journaliste-enseignant. Pour commencer par de l’anecdotique, il a ouvert la porte, et je me la suis prise en pleine tête. Pas de bobos. C’est un début original. C’est un jury sympathique et détendu, à l’affût des rencontres. Questions classiques, réponses franches. R.A.S.

Jury CUEJ :

Au moins par rapport à l’année dernière, j’ai réussi à passer le stade des admissibilités, et me retrouve donc à Strasbourg pour 2 oraux : Culture générale et motivation. De plus, le site du CUEJ, nous invitait à ne pas les préparer.

Premier tour de piste au jury de culture générale.  3 personnes: le juré central, le seul homme pose les premières questions, les deux autres écoutes, prennent des notes. Elles n’interviendront que ponctuellement et sur la fin. Mais là, pas de culture générale… Il est question de mon CV, du pourquoi je suis là, et de la réforme des retraites. Sur ce dernier point, ils ont dû me prendre pour Arlette Laguillier, à la défense des ouvriers. Travailleuses, travailleurs ! Je me suis également embrouillé sur mon CV, car ils m’ont interrogé depuis ma licence à Cergy-Pontoise, et non depuis mon année de M1 à Nanterre. Un truc un peu brouillon. On sort de là un peu déboussoler : pourquoi aucune question Louis XVI, Napoléon I et III, le roi Arthur, etc.?

J’ai plus de deux heures à attendre le jury de motivation, je sors un peu, et quand je reviens, les autres candidats ont l’air totalement paniqué, soucieux. J’ai des échos très défavorables sur le jury de motivation. Au final, je rentre dans la salle plutôt énervée, et les critiques se confirment, ce qui n’aide pas. Encore une foi face à trois personnes, le juré central à la charge exclusive de m’interroger. Les questions sont classiques, voir parfois ardues, mais ce qui est dérangeant c’est le ton hautain utilisé en permanence. Sa manière de poser une question et de revenir dans le fond de sa chaise, les bras croisés, le regard vers le bas. Quand au juré de droite, qui se tortille sur sa chaise, bâille en permanence, se prend la tête, me donne l’impression de déranger. Celui de gauche m’a poser une question et semblait sincèrement m’écouter. Je vous laisse deviner le plus sympathique à mes yeux. J’avais droit de poser une question à la fin de l’entretien, je leur ai demandé qui ils étaient, quelles fonctions ils ont dans l’école, les rassurant sur le fait que leur nom ne m’importaient peu. J’ai savouré les questions secondes de réflexion du juré central, à la fois surpris et embarrassé. Le résultat : une belle langue de bois : “Nous participons à l’enseignement du journalisme”.  J’ai pas insisté, déçue que la sincérité ne soit pas de mise des deux côtés.

Je teins à saluer l’initiative intelligente de l’EJT, de nous faire passer écrits et oraux en même temps : les frais autour du concours en sont considérablement diminués. J’aurais aimé de la part des écoles, de recevoir un petit compte rendu des entretient avec les jury, sur ce qui allait et n’allait pas. Ils prennent des notes, donc ça ne doit pas être très compliqué, même si ça prend du temps.

Minie en colère

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