27 janvier 2010

Toussaint-Louverture, homme qui sent bon l’angelisme.

Initialement, je voulais vous préparer quelques posts sur des sujets en rapport avec Toussaint -Louverture, tel qu’un portant sur l’esclavage : le code noire ou vvire dans une plantation;  les circonstances mystérieuses autour de la mort de Toussaint-Louverture;  la révolution haïtienne, 1ère république noire. Or mes différentes recherches sur ces sujets m’ont montré qu’il flotte un parfum d’ « angelisme » autour de la vie de Toussaint-Louverture.

Preuves par l’exemple: la vie….

Voici,par exemple, une coupure de presse extraite de Télérama, sur un documentaire montré en 2004 sur TV5.(ci-dessus)

L’homme y est présenté comme un fervant opposant à l’esclavage et un acteur majeur de l’indépendance haïtienne (ce dont je ne doute pas).

Regarder aussi comme est enseigné le cas Toussaint-Louverture aux lycéens (voir le cas Saint Domingue), toujours d’après le film de Laurent Lutaud en vous rendant à cette adresse Internet, sur le site du Centre national de documentation pédagogique : http://www.cndp.fr/memoire/esclavages/college-lycee/abolition-esclavage.htm

Si vous regarder la vidéo 4, vous noterez que l’intervenant explique pudiquement que Toussaint-Louverture « s’impose comme gouverneur ». Or, la réalité, décrite dans un paragraphe au dessus des vidéos nommé « Bonaparte rétablit l’esclavage » le présente ainsi :  » En 1801, il se fait désigner gouverneur à vie par une assemblée désignée qui proclame l’autonomie de l’île et institue le travail forcé. » Avouer que ce n’est pas tout à fait ce qui est suggéré dans l’extrait vidéo 4, ni dans la coupure de presse, liée au film.

…la mort.

On retrouve ce même parti pris dans la vidéo 5 sur la mort de Toussaint-Louverture. L’intervenante déclare qu’il est mort de froid dans sa cellule au château de Joux, froteresse la plus froide de France. Pour habiter à une vingtaine de kilomètre du fort, j’approuve les commentaires sur la fraicheur et la longue durée de l’hiver dans cette région. Or, si vous regardez attentivement, l’intervenante tient ses propos « de mise à mort lente » devant une cheminée, au sein de la cellule, aménagée à l’identique,  du prisonier haïtien. Beacoup de nos actuels détenus réveraient d’exécuter leur peine au fort de Joux dans ces conditions (grande cellule individuelle, chauffée mais sans promenade hélas!).

Sur le site très officiel de l’UNSECO, il est décrit comme l’abolitiniste de l’esclavage : http://portal.unesco.org/culture/fr/ev.php-URL_ID=38397&URL_DO=DO_PRINTPAGE&URL_SECTION=201.html

« L’esclavage est aboli et l’élaboration d’une société multiraciale faite de Noirs, de Blancs et de mulâtres proclamée. » N’aurait-elle pas été oublié le réglement du 12 octobre 1800 qu’il a publié, reconduisant le travail forcé des noirs sur les plantations tel qu’il a été organisé par Sonthonax, Laveaux et Hédouville?  Le travail frorcé n’est -il pas de l’ esclavage, simplement plus morderne?

La faute à Lamartine

Je vous invite à consulter, grâce à google books (saisir Toussaint Louverture dans le moteur de recherche, puis selectionner l’onglet Livres), le poème dramatique d’Alphonse de Lamartine, faisant de Toussaint-Louverture, le héro de la lutte contre l’esclavage et le héraut de la réconciliation entre les peuples.

« Nul homme n’est parfait »



22 janvier 2010

L’émo-journalisme, kasako?

Alors que je regardais, comme d’habitude, la drôlissime Edition spéciale diffusée sur Canal Plus en semaine à midi, Marie Colmant, dans sa chronique du jeudi 21 janvier, m’apprend qu’il existe une nouvelle race de journaliste : les émo-journalistes (émo pour émotions).

La Story de Marie Colmant

Je vous rappelle brievement le contenu de sa chronique nommée la Strory, que vous pouvez normalement visonner sur le site de Canal Plus. Elle nous dresse le portrait d’Anderson Copper, inconnu en France, mais star de la chaîne d’information américaine CNN. Actuellement envoyé spécial à Haïti, le reporter est montré, lachant sa caméra,  se jetant dans une rixe entre pillards pour sauver un jeune garçon, gravement touché à la tête. Or, ce mi-surper héros, mi-journaliste a un comportement qui fait débat au sein du monde journalistique.  A-t-on le droit de mettre de côté l’objectivité journalistique, pour intervenir dans une situation si nous parait révoltante?


Marie Colmant nous rappelle qu’Anderson Cooper avait déjà péché une fois en interrogeant rudement une sénatrice, lui fesant remarquer qu’il y a plus interressant à faire que s’autocongratuler sur la gestion de l’ouragan Katrina comme aider la population, notamment en évacuant les cadavres en décomposition.

Est ce qu’un observateur peut changer de place pour devenir acteur de l’événement?

L’émo-journalisme, ou journalisme de l’émotion est accusé d’entretenir la tension médiatique, de faire de l’actualité un spectacle. Or si le procédé peut choquer en France, il est courant aux Etats-Unis. Depuis les années 1980, explique le Philadelphia Inquirer, les chaînes d’information accordent de plus en plus de place au ressenti dans les reportages. “Après l’ouragan Katrina, en 2005, certains correspondants se sont montrés si ouvertement émotifs, qu’on a forgé le terme ‘emo-journalisme’”, rappelle le quotidien.

Qu’un homme laisse ses sentiments les plus intimes prendre le dessus, en contradiction de l’éthique que requiert son métier ne me choque pas : ce sont des hommes avant tout! Leur profession leur demanderait d’observer un maximum la situation, et de rapporter au mieux ce qu’ils ont vu pour que les choses changent. Cependant, un choix leur est alors posé : sauvez la personne (par exemple en alertant les secoursites de cris sous les décombres; et donc s’impliquer) ou rédiger un bel artcile sur les cris des survivants pour mobiliser d’avantage les pays à envoyer plus de secouristes? Je choisis les deux, assurément.

Motivations : Faire-valoir et égo

Par contre utiliser l’événement comme faire-valoir personnel, pour flatter son égo, me révusle. Faire pleurer dans les chaumières pour avoir plus d’audience et donc un chiffre d’affaire plus important ne sont pas des raisons acceptables pour biser une des règles cardinales de la profession.


20 janvier 2010

Que diriez vous d’en savoir un peu plus sur Toussaint- Louverture?

Navré de vous avoir abandonné pour les fêtes.

A ma décharge, j’ai repris la préparation des concours d’entrée en écoles de journalisme ces deniers jours. J’ai dû trouver une nouvelle organisation afin de corriger les problèmes que j’avais renconté lors de mon premier cycle de préparation de l’année dernière. Cette année promet encore de hautes montagnes à gravir.

Le séisme catastrophique d’Haïti m’a rappelé  un travail que j’avais réalisé en Terminale dans mon option d’arts plastiques, sur Toussaint Louverture. Cet homme ne dit rien a beaucoup de gens. Je ne le connnaissais pas avant d’effectuer une recherche sur les personnalités importantes qui seraient passées dans la région où j’habite.  Je vais tuer le suspens tout de suite en vous apprenant qu’il est mort au château de Joux (Commune de la Cluse-et-Mijoux) le 7 Avril 1803 à 59 ans, un âge jeune même pour l’époque. Je me suis alors demandé ce qu’il avait bien pu faire pour attérrir dans cette vieille forteresse améliorée par Vauban?

Que diriez vous d’en savoir un peu plus sur Toussaint- Louverture?

J’ai décider de vous concocter un dossier sur cet homme, à l’aide des ressources dont je dispose : massives recherches sur Internet, et consulations des archives municipales (notamment sur son séjour au Fort de Joux).

Description : « Toussaint Louverture par Charles-Yves Cousin d’Avallon (1769-1840). « Histoire de Toussaint Louverture, chef des noirs insurgés de Saint-Domingue; précédée d’un coup d’œil politique sur cette colonie, et suivie d’anecdotes et faits particuliers concernant ce chef des noirs, et les agents directoriaux envoyés dans cette partie du Nouveau-monde, pendant le cours de la revolution ». 1802.

Bio expresse

Il est né à Haïti, au Cap français, le 20 mai 1743 (date incertaine). Né dans la plantation de son maître, le Comte de Bréda, son maître, le grant du domaine, M. Baillon de Libertat, l’incite à apprendre à lire et écrire afin d’en faire son cocher, puis le commandeur (le contre-maître). Libéré pr son maître à 33 ans ; il épouse Suzanne, une femme libre, dont il aura deux enfants.

En 1791, alors que les esclaves se révoltent, il devient aide-de-camp de Georges Biassou, commandant des esclaves qui, réfugiés dans la partie orientale de l’île, s’allient en 1793 aux Espagnols, qui l’occupent pour renverser les Français esclavagistes. Initié au arts de la guerre par ses alliées, et suite à de nombreuses victoire, le roi d’Espagne le nomme général des armées. La jalousie de ses compagnons, qui tenteront de le tuer, et le peu d’enthousiasme des Espagnols pour l’abolition de l’esclavage, dont c’est le premier combat, l’incite à rejoindre le côté français. Il a appris que le commissaire civil, Léger-Félicité Sonthonax, a décide le 21 juin1793 d’affranchir les esclaves qui combattraient pour la République (et donc contre les royalistes, qui sont le plus souvent les Maîtres de l’île). Puis, le 29 août, le commissaire civil généralisa l’abolition à tous les esclaves de la partie nord de la colonie qu’il a sous son autorité.

Toussaint-Louverture a attendu un an avant de trahir les Espagnols, et de tous les refouler en moins d’un an hors des frontières, se battant contre ses anciens compagnons. La Convention en 1795 et le Directoire, en 1796, lui donneront successivement le grade de général de brigade, puis général de division.

Il traite avec les britaniques qui occupent aussi l’ïle de leur départ, mais sans les hommes envoyés par la métropole, allant jusqu’à les chasser eux aussi de l’île.

En nouveau maître de Saint Domingue (nom d’Haïti à l’époque), il concède aux propriétaires blancs, pour relancer l’économie, la réintrodution du travail forcé, et impose le catholicisme comme religion offcielle. Il mettra fin aux révoltes des Noirs en fusillants les insurgés.

Le début de la fin

Le 9 mai 1801 il proclame une constitution autonomiste qui lui donne les pleins pouvoirs à vie. Napoléon, sentant la situation lui échappée, et sous pression des grands propriétaires, envoie l’armée commandée par son beau-frère, le général Leclerc, afin de reprendre l’île.  Il sera déporté au Fort de Joux, dans une cellulle chauffée, et meublée, maintenu à l’isolement, subissant de multiples interrogatoires. Il serait mort de pneumonie, en raison du froid intense qui régne dans la région en hiver. Une autre hypothèse penche pour une infection dentaire comme cause de la mort.

Cette biographie succinte m’ammenera à traiter de diffrents sujets toujours en lien avec la vie de Toussaint-Louverture.

17 décembre 2009

Scoop: il neige à Paris, et alors?

© Pierre-Paul Feyte

Pas un site internet, journal TV ou émission d’info-divertissement n’ont raté l’événement du jour, il neige en région parisienne, et aussi sur toute une partie nord du pays.

Rendez vous compte, il est tombé 2 cm de neige à Pontoise ce matin (9 heure) et 5 cm à Rouen et Beauvais et sous 4 cm! Vous ne rêvez pas, il est bien question de centimètre et non de mètre. 2 cm quand on pense à la hauteur que ça fait : un bon livre, un pain au chocolat de la SNCF, un clavier de PC…

Je reconnais que pour tout ces braves gens qui ne sont pas habituellement frappés par la neige, comme les Haïtiens, Cubains, Indonésiens et autres, la chûte divine de neige mérite l’attention des médias à travers moult duplexe, commentaire et point météo, mais je m’inquiète de la santé de nos médias lorsque cela se passe en France, fin décembre. C’est NORMAL comme temps.

Conduire sur la neige

Je veux bien comprendre que l’actualité parisienne (c’est-à-dire non provinciale) occupe une large place dans l’actualité nationale, mais savoir qu’il neige en Ile de France ne va absolument pas intéresser les personnes chez qui la neige est tombé depuis 3/4 jours, pour information. Même topo pour la grève du RER A, à Lille, on s’en fou un peu, sauf à aller à Paris cette semaine là (pas de bol). Le RER A c’est 1 million de passagers par jour, mais on est un peu plus de 65 millions à habiter en France, les 64 millions en ont marre du cinquième reportage sur cette grève, une fois pour information c’est bien, mais après, ça suffit.

Je crois savoir pourquoi l’actualité parisienne occupe tant de place dans l’actualité nationnale, c’est la faute à la centralisation de nos institutions; qui communiquent et qui sont toutes basées à Paris ou dans sa banlieue. Les médias de l’information se sont placent donc, stratégiquement et économiquement, au plus près de leur source. Jusque là, rien de bien méchant.

Or, le journaliste pense à des sujets qui devraient intéresser ses fidèles, en parlant de chose du quotidien. Le plus souvent il s’en tient à son quotidien à lui, qu’il voit tout les jours, qu’il connaît bien. Ainsi, devinez de quoi va vouloir parler le journaliste qui rejoint sa rédaction, d’ordinaire en RER, mais qui pour cause de grève, a du s’y rendre sous la neige, en voiture ? Attendez vous à voir, dès ce soir, des sujets TV sur comment conduire sur la neige.

T’as pris une photo? 

Le site Yahoo.fr se demande « Qui n’a pas attrapé son appareil ce matin pour immortaliser ce moment tout blanc ? » Ben moi, et une immense partie de mes concitoyens. Qu’il neige à une semaine de noël n’a rien d’extraordinaire en Europe, réchauffement climatique ou pas.

Pensez au verglas, et roulez en toute souplesse!

 P.S. : Si vous avez tout de même pris de chouette photographie, j’aimerais bien les voir, car je suis photographe amateur. Merci de laisser un petit commentaire, où l’on vous demandra de donner votre mail, ainsi je pourrais vous contacter en dehors du blog.

Si d’ici là je ne publie rien de nouveaux, je vous souhaite à tous de bonnes fêtes!

8 décembre 2009

Dépêche AFP : un chat contaminé par la grippe A(H1N1) en France

Je tiens à vous démontrer l’exemple typique de reprise des dépêches d’agence par les grands groupes d’informations.

Voici la dépêche AFP (Agence France Presse) qui informe qu’un chat a été contaminé par ses propriétaire du célébre virus grippale H1N1.

Le virus de la grippe H1N1 s’attaque aussi au monde animal.

«Il y a déjà eu plusieurs observations de ce type à l’étranger dans des élevage porcins ainsi que chez des chiens, en Chine tout récemment, et puis un chat aux Etats-Unis», a-t-il rappelé. «La meilleure manière d’éviter cela est que les personnes qui ont des animaux domestiques se fassent vacciner», a souligné le directeur général de la santé.

En France, c’est un chat qui a été contaminé, ainsi que l’a révélé le directeur général de la santé, Didier Houssin, lors d’un point presse sur la grippe H1N1.

Le vétérinaire qui s’est occupé de l’animal, dans une famille atteinte de la grippe, a constaté que l’animal avait une broncho-pneumopathie et a posé le diagnostic de grippe.  La contamination par le virus H1N1 a été confirmée microbiologiquement, a précisé le Pr Houssin. Ce cas est survenu dans les Bouches-du-Rhône, précisz la Direction générale de la santé.

J »ai listé pour vous les site reprennant in extenso cette dépêche, et parfois sans même préciser le nom de l’agence qui, il faut bien le dire, a fait le boulot.

http://lci.tf1.fr/science/sante/2009-12/un-chat-francais-contamine-par-la-grippe-a-h1n1-5583412.html

http://www.leparisien.fr/grippe-a/grippe-h1n1-un-chat-contamine-08-12-2009-737405.php

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/08/01011-20091208FILWWW00424-h1n1-un-chat-contamine-en-france.php

http://www.ushuaia.com/ushuaia-terre/info-planete/actu-en-continu/sante/0,,5583286,00-france-un-chat-contamine-par-le-virus-h1n1-.html

Voici quelques vairiantes dans la présentation de la dépêche :

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/bouches-du-rhone-un-chat-contamine-par-la-grippe-a-08-12-2009-690969.ph

Ce malheureux matou existe aussi aux Etats-Unis.

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/societe/la_grippe_a/20091105.OBS6867/un_chat_contamine_par_la_grippe_h1n1_aux_etatsunis.html

Alors mon conseil, faite gaffe et ne copier surtout pas le comportement du propriétaire d’Attila :

http://video.msn.com/video.aspx?mkt=fr-FR&vid=8183dd50-b7bf-4ed1-994a-4bb2fd953e56

2 décembre 2009

Blues de la compo……

 

Navré pour l’absence, je n’ai aucune excuse, mise à part le fait que l’actualité en ce moment n’est pas au mieux de sa forme.  L’interdiction des minartets en Suisse, l’absence de la France en tête de série (foot), l’affaire Lilliane Bettencourt, la mauvaise organisation de la campagne de vaccination de la grippe A H1N1, l’envoi de troupe américaine supplémentaire en Afghanistan, 2 millions d’euros de salaire (annuel) pour Henri Proglio (EDF), etc.. ne déchaînent guère mes envies de composition.

Cela doit être sûrement un des inconvéniants du métier de journaliste, écrire, même si au fond on ne voit pas trop ce que l’on peut en dire. J’ai beau chercher des sujets qui sortiraient du cadre des informations que vous pouvez vous procurer n’importe où (je pense au Net, évidement), je ne trouve rien de bien original, que des copies paraphrasées de dépêches AFP ou  Reuters.

Certaines déclarations, ou le traitement de certains sujets, me révoltent parfois, mais les critiques dont je pourrais vous faire part n’auraient plus de résonnance quelques heures plus tard, la faute au train de l’actualité, à la « petitesse » de l’attaque politique, et au brouha du monde, qui continue de tourner.

Identité nationale?

J’aurais voulu faire un papier sur le débat lancé par le ministre de l’identité nationale, Eric Besson, sur la définition de l’identité nationale. Or, il se trouve que je suis toujours incapable de répondre à la question posée « Qu’est ce qu’être Français? ». Ma formation juridique aurait sûrement dit qu’il sagit de la trinité Population-Territoire-Pouvoir politique, mais il ne s’agit que de  la définition de nation d’Ernest Renan. Ces critères ne permettent pas de différencier un Français d’un Belge, ou d’un Ougandais. Ils sont tous sur un territoire, et obéissent à un même pouvoir. Définir la nation ne pose pas de problème, mais définir la nationalité, est moins simple. Penser à l’individu qui change de pays pendant un voyage par exemple, il intégre alors une nouvelle population, sur un nouveau territoire et est soumis au pouvoir local, mais sa nationalité ne change pas.

Selon les autres

Au mieux, et ce n’est pas pour notre gloire, on pourrait prendre les termes utilisées par les autres nations pour nous définir.

Etre Français c’est donc :

- ne pas se laver (vision des USA)

- être en grève

-être prétentieux , arrogant, impoli,

- ne parler que Français ( pour 60% c’est vrai), même si on adore tout ce qui touche à la CULTURE

- s’autoflageller

- adorer le nucléaire et le roquefort (si si).

Bon, je ferais mieux de changer de nationalité. Moins d’une semaine au paravant j’aurai pris « suisse » pour sa démocratie, ses paysages (son chocolat et ses banques mais chut on doit pas le dire) mais l’affaire des minarets m’a refroidie.

Le mot de la fin, c’est fin, ça se mange sans faim

Finalement, je vais plutôt laisser le mot de la fin au pape (si si, le blues rapproche de Dieu)

« Il n’y a rien de mieux que ce que les Français font de bien et rien de pire que ce qu’ils font de mal »

Benoît XVI

J’aurais aussi pu vous laisser au café du commerce avec DéDé, si philosophe et si juste qui dit que  »quand les Ricains, font un truc et se plantent, c’est vraiment la merde, et puis ils polluent, et nous ont a les meilleurs fromages, les droits de l’homme c’est nous »

Je vous laisse, j’ai une douche à prendre.

 

 

16 novembre 2009

Petit coup de coeur musical : Kamini

Vous vous souvenez du titre de Marly-Gaumont de Kamini, le premier gros buzz Internet en 2006.

Voici son clip de son nouveau titre   »Parce qu’on est con » , extrait de l’album « Extra terrien » dont la sortie est le 27 novembre 2009.

« Parce quon est con »

Pour le plaisir de le réécouter; ci dessous « Marly-Gaumont »

Et tant que j’y suis, le titre « J’Suis Blanc

9 novembre 2009

Polémique sur la présence de M. Sarkozy à Berlin le 9 novembre 1989

Quelques imprécisions du récits de M. Sarkozy créer la polémique sur sa présence à Berlin le 9 novembre 1989.

 

Sur la page Facebook de Nicolas Sarkozy, le Président de la République nous dévoile ses souvenirs de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989.

J’étais alors secrétaire général adjoint du RPR. Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l’événement qui se profile. Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur. Là, par le plus grand des hasards, nous croisons un jeune élu français que nous connaissions, à l’époque spécialiste des questions de défense : François Fillon. Nous filons ensuite vers Check Point Charlie pour passer du côté est de la ville, et enfin confronter ce mur dans lequel nous avons pu donner quelques coups de pioche. Autour de nous, des familles se rassemblaient pour abattre le béton. Certaines venaient nous parler pour nous expliquer leurs sentiments, leurs ambitions nouvelles, et partager leurs émotions après des décennies de séparation. La nuit s’est poursuivie dans l’enthousiasme général : les retrouvailles du peuple allemand sonnaient la fin de la guerre froide et le début d’une période de grande liberté en Europe.
C’est cette liberté que nous défendons toujours avec l’Europe, et que nous fêtons 20 ans après.

 sarko chute mur berlin

 

AFP/Thomas Coex Image prise le 8 novembre 2009 sur la page « Facebook » de Nicolas Sarkozy (C) le montrant donnant un coup de pioche sur le mur de Berlin, le 9 novembre 1989

 

 

 

Différentes versions de M. Juppé

Dans une interview accordée à TV5 à l’occasion de ce 20e anniversaire, le maire de Bordeaux affirme : « Le 10 ou le 11 novembre, je ne me souviens plus exactement, j’étais à Berlin avec quelques amis », parmi lesquels Nicolas Sarkozy et Alain Madelin.

Dans un billet écrit samedi, Alain Juppé dit cette fois sur son blog, avoir été dans la capitale allemande le 9 au soir, où « il gelait à pierre fendre. Nous avons franchi le mur à Check Point Charlie », ajoute-t-il. M. Juppé a modifié lundi sur son blog le récit de « son » 9 novembre 1989 à Berlin, reconnaissant qu’il n’était en fait peut-être pas dans la grande ville allemande au tout début de la chute du mur, mais « quelques jours plus tard ».

Dans une vidéo postée sur sur le site de la mairie de Bordeaux, il raconte cette journée. (voir vidéo)

 Toutes ces émotions d’un souvenir si fort, c’est beau, mais c’est probablement faux. La mémoire présidentielle et celle d’Alain Juppé sont un peu confuses. 

 

Un journaliste conteste

Alain Auffray, l’ancien correspondant de Libération en Allemagne souligne sur son blog ( ICI) les inexactitudes du souvenir présidentiel :

« Le matin du 9 novembre, personne à Paris -ni même à Berlin- ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. les radios et télévisions ouest-allemandes n’ont commencé à évoquer la libre circulation qu’à partir de 20h00. Et ce n’est qu’après 23 heures que les Berlinois de l’Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière  est-allemands finirent par lever la barrière. Parole de témoin: jamais « l’événement » ne s’est « profilé ».

A aucun moment l’annonce d’une ouverture probable n’a provoqué le moindre rassemblement à l’Ouest. La foule était massée à l’Est. Et beaucoup plus au Nord, dans le quartier de Prenzlauer Berg. Les Berlinois de l’Ouest n’ont commencé à s’attaquer au mur que le lendemain 10 novembre. »

 Joint par Reuters, l’Elysée maintient la version relatée par Nicolas Sarkozy « Dans l’après-midi, ils avaient rencontré le maire de Berlin. Ils ont dormi deux heures dans un hôtel de Berlin dans la nuit du 9 au 10″, persiste la présidence de la République.

 Entre les différentes versions d’Alain Juppé, et le présentiment douteux de M. Sarkozy sur la chûte du mur de Berlin, notre président vise toujours plus haut ( et plus gros) dans sa volonté de marquer l’Histoire, quitte à aller un peu vite pour séduire ses fans (voir commentaires facebook), les électeurs.

 

Rencontre «  par le plus grand des hasards »

Sa rencontre «  par le plus grand des hasards » avec celui qui deviendra son Premier Ministre 18 ans plus tard est cependant confirmée par l’intéressé, dans sur le site 20minutes.fr

« J’étais à Berlin le 7 novembre (1989, ndlr), je participais à un colloque organisé à la fois par l’Allemagne de l’ouest et l’Allemagne de l’est sur les relations est-ouest», a expliqué celui qui était alors député, membre de la commission de la Défense à l’Assemblée. «Le 9 novembre», a-t-il poursuivi, «les participants allemands se sont de plus en plus égayés pour voir ce qui se passait notamment à la porte de Brandebourg (…) Nous avons passé toute l’après-midi, toute la soirée, à assister aux premières grandes manifestations autour du mur et vers 23h nous avons croisé entre la porte de Brandebourg et Check point Charlie Alain Juppé, qui était accompagné de Nicolas Sarkozy et de Philippe Martel, nous avons bavardé quelques minutes ensemble».

Espérons qu’ils ne sacrifient pas la vérité sur l’autel de la loyauté. 

« Il faut faire le sacrifie de ses préférences mais pas celui de ses convictions »

René Bazin

4 novembre 2009

L’actu en chiffres

prêt713 millions d’euros : c’est le montant des intrêts que va toucher l’Etat au titre des 1,3 milliard d’euros prétés aux banques françaises lors de la crise, à répartir entre la BNP Paribas (226 millions), le Crédit Agricole (220 millions), la Société générale (185 millions) et le Crédit mutuel (82 millions).

symbole téléphone26,90 euros : c’est le montant de la facture moyenne mensuelle de téléphonie mobile, payée hors taxes, en France, selon l’ARCEP, au second trimestre de l’année, soit une baisse de 2,5%.

logo leclerc23,3 millions d’euros : c’est la somme que les centres Leclerc ont dû verser à 28 fournisseurs pour avoir perçu rétroactivement ( en 2002 et 2003) des remises pour des prestations commerciales non fournies.

4 novembre 2009

La nouvelle solvabilité de M. Tapie remet en route la machine judicaire

Au tribunal administratif

Un léger suspens avait été tenu lorsque les députés François Bayrou (MoDem), Charles-Amédée de Courson (Nouveau Centre) et Jean-Marc Ayrault ont contesté devant le tribunal administratif de Paris le versement par l’Etat de 285 millions d’euros à Bernard Tapie au titre du règlement du litige qui l’opposait au Crédit Lyonnais, dans la vente de la société Adidas.

Tapie
Bernard Tapie

Leur requête en annulation de la décision du 28 juillet 2008 où la ministre de l’économie, Christine Lagarde, demandait à l’Etat de payer l’ancien homme d’affaire, a été considérée comme non fondée par le jugement du tribunal administratif du 8 octobre 2009.

La justice a estimé que « la ministre n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation » et a écarte « le risque sérieux d’une nouvelle condamnation, et même d’aggravation de la première condamnation ». L’Etat a fait de son mieux à la comprendre.

Les trois parlementaires étudient la possibilité d’interjeter appel, dans le délai de deux mois, suite à « un examen approfondi du jugement ». Si point d’appel n’est formée, rien ne s’opposera au paiement de M. Tapie.

Au tribunal de commerce

Cependant, l’aventure judiciaire de M. Tapie est loin d’être terminée. Redevenu solvable, il vient de se voir signifier, samedi 31 octobre, par le tribunal de commerce de Paris, le remboursement du Crédit municipal de Marseille à hauteur de 1 313 129 euros.

Bernard Tapie avait souscrit, pour le compte de l’Olympique de Marseille, deux emprunts auprès du Crédit municipal, se portant personnellement caution. Il n’avait jamais remboursé, hormis 100 000 francs (15 245 euros) récupérés au terme du procès des comptes du club de football.

« Bernard Tapie est solvable. Il n’y a pas de raison qu’il ne rembourse pas », a réagi l’adjointe au maire et présidente du Crédit municipal de Marseille, Jeannine Imbert, dans le quotidien La Provence

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 Au tribunal correctionnel

Par ailleurs, son procès pour banqueroute devant le tribunal correctionnel de Paris, a été renvoyé mercredi au 11

février 2010, car les magistrats de la 11e chambre attendaient la décision du tribunal de commerce, qui pouvait avoir une influence sur le litige.

Dans ce dernier dossier pénal, on reproche à l’homme d’affaires et ancien ministre de la ville (1992-93) d’avoir continué à renflouer deux sociétés en nom collectif, Groupe Bernard Tapie (GBT) et Financière immobilière Bernard Tapie (FIBT), par l’emprunt, alors que ces deux sociétés se trouvaient en état de cessation de paiements et sans grande chance de redressement rapide.

Malgré ces quelques soucis judiciaires, l’homme d’affaire multiplie les projets. Il a annoncé au journal Le Parisien fin juin, la création d’une société avec son fils Laurent, la production d’un spectacle sur sa vie et même la reprise prochaine d’un club de football professionnel…