Près de 5000 km parcourus. Mes concours sont enfin finis. Une bonne chose de faite. Les premiers résultats sont déjà tombés.
Pour l’IUT de Lannion, c’est négatif. Motif : niveau insuffisant. J’ai un peu de mal à comprendre car je demandais une licence professionnelle en journalisme, et j’ai déjà une licence, en droit certes, mais j’ai déjà un diplôme de même valeur. Elle est où l’insuffisance là dedans? J’ai envisagé que cela pouvait être au niveau de l’expérience professionnelle, mais alors pourquoi me refuser le DUT journalisme, accessible uniquement au personne n’ayant pas au-delà de bac +1. L’IUT de Lannion ou l’art de décourger à changer de voie. Vive le système éducatif français! ça se sent que je suis vénère (énérvée en verlan)?
Pour l’Institut de la Communication et des Médias de Grenoble, je ne suis pas sur la liste des gens convoqués à l’oral. Cependant, j’ai toujours pas reçu le courrier des résultats des écrits, pour savoir où je me suis banané. Le flou total. La réponse viendra certainement à la St Glinglin.
Pour l’Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine, j’ai reçu les résultats, bien avant la publication sur le web. Il était demandée une moyenne de 32, 5/65 pour décorcher le sésame vers les oraux, et je suis à 29,5. Ce sont encore les épreuves journalistiques qui m’ont mis dedans, à savoir, le projet d’enquête (qu’on ne sait faire qu’avec un stage) et le résumé de film. Par contre, je trouve que j’ai bien assuré le questionnaire d’actualité avec une super bonne note, et aussi pour le français, là, à mon grand étonnement. J’ai beaucoup progressé par rapport à l’année dernière, ça fait toujours paisir. Donc pas de Bordeaux, hélas!
Pour le Centre universitaire de l’enseignement du journalisme de Strasbourg, je suis admissible. Si c’est pas la classe, ça! J’ai passé mes oraux l’après-midi du lundi 21 juin. Un grand moment, que je vous raconterais plus tard. Soyons un peu chronologique.
En effet, avant, les 15 et 16 juin s’est déroulé le concours de l’Ecole de journalisme de Toulouse. Le résumé pourra vous sembler moins complet qu’à l’habitude, mais tous les sujets étaient à rendre avec la copie, et le temps relativement sérré pour prendre des notes complètes.
Première surprise : l’école est intégrée dans les locaux de l’Institut catholique ! L’ambiance, la réfection des locaux, les gens (même des Soeurs), l’organisation m’ont immédiatement fait penser à mes anciens collège et lycée, également catholiques. Ce qui pourrait perturber plus d’un candidat, a participé à me mettre à l’aise.
Après avoir très rapidement trouvé ma salle d’examen, au troisème étage et dans un autre bâtiment annexe et contiguë, la surveillante nous a remis un “Mémo à l’attention des candidat(e)s”. Il aurait été encore mieux d’avoir ce document en même temps que la convocation, car certaines informtions comme le plan des lieux, les renseignements pratiques et quelques précisions sur les épreuves écrites et orales auraient permis des ajustements d’organisation. Sinon c’est vraiment une très bonne initiative, très rare.
Ouverture des hostilités, à 9h15 pour 2h30 avec l’épreuve de rédaction.
“Vous rédigerez une synthèse personnelle de quatres feuillets manuscrits (soit deux recto-verso de votre copie d’examen distribuée en début d’épreuve). Vous choisirez l’un des trois sujets suivants :
1. L’Ipad, le dernier né de la société Apple, va “sauver la presse écrite” selon les commentaires récentes de journalistes-éditorialistes. Qu’en pensez-vous?
2. Des lecteurs, auditieurs ou téléspectateurs s’expriment de plus en plus souvent pour regretter la technicisation des journalistes. Comment appréciez-vous cette critique récurente?
3. Les médias font la part belle aux “sport” et aux “faits divers”. Qu’en pensez-vous et que faut-il conclure? Développez.
J’ai choisi le premier sujet proposé, expliquant que l’Ipad ne sera pas le miracle attendu par la presse écrite, en raison du coût de l’appareil, 500€ environ, et de l’habitude de consommation gratuite sur internet. J’ai aussi exprimé les arguments faisant penser aux journalistes-éditorialistes que l’Ipad les sauvera : réduction des coûts de fabrication du journal, possible engouement pour des appareils de même sorte, à prix plus modéré, ce qui augmenterait le public ciblé. J’ai également présenté l’appareil, même si je ne le possède pas, et ajouter d’autres petites bricoles.
Pour le second sujet, je n’ai pas bien compris en quoi consiste la critique, donc j’ai vite lacher l’affaire, quant au troisième sujet, je ne savais pas trop quoi en penser. Trop peu d’argument : si ça plait au gens, continuer à faire du sport et des faits divers. Si vous avez des réactions quant à ces sujets, sachez que je suis très intérésée par votre point de vue, vos réflexions. Commenter!
La matinée se poursuit avec 45 min de légendage d’un quinzaine de photograhies. Je me souviens d’une image du Mavi-Marmara, navire humanitaire arraissonné par des commandos israéliens; avion de la compagnie Lutfansa traversant une autoroute (certainement allemande) sur un pont (pourquoi cette image? ), une féria (à Nîmes ou à Arles, mystère), Angela Merkel et David Cameron marchant, Justin Hénin jouant, une maquette de Concorde avec une lamelle en métal. J’ai oublié les autres. Bel exerice de décryptage.
Après avoir mangé, on a eu droit au français pour 1h30: trouver les fautes d’orthographe, remplir des textes à trou, trouver des définitions, des synonymes, des antonymes, rien que du traditionnel. Petit moment de plaisir avec le dernier exercice, où l’on devait concoter une histoire de moins de 20 lignes, dans laquelle on devait intégrer trois phrases obligatoires. Je ne me souviens plus de la formulation exacte mais ça donnait : “Sur la plage, il longe les tentes silencieusement” “à deux heures de marche de la frontière” “Elle signe un registre noir, grand comme une pierre tombale”. J’ai fait un petit récit façon espionnage, d’un père et d’une fille d’évadant d’un camps sur une plage, pas loin d’une frontière, où le père meurt à la fin, même si secouru par des militaires. Imagination plutôt débridée, mais je suis sûr que personne n’a fait parreil.
En final, le traditionnel questionnaire de culture générale et actualité : 30 minutes pour deux fois 120 questions. Je retranscris une page de chaque questionnaire ci-après :
Culture générale, à partir de la question 91.
Qui a réalisé Mulholand Drive?
Karpov et Kasparo sont champions de quoi?
Quel est le nom du fleuve sacré de l’Inde?
Jean-jacques Annaud a réalisé l’Amant. Qui est l’auteur du livre dont s’inspire le film?
Quel est le nom officiel du Royaume-Uni?
Qu’instaurent les lois Deferre?
Quelle est la plus grande cathédrale de France?
Combien de jours compte une année bisextile?
Dans quelle pays se trouve la “belle proince”?
Que signifie ANC?
Qui est l’auteur de “l’existentialisme est un humanisme”?
Qui est le fondateur de la doctrine du positivisme?
Qui a peind le fameux tableau Dos de Mayo?
Questionnaire d’actualité, à partir de la question 94.
Quel est le nom du parti poussant Yves Leterme à démissionner?
Quelle principale réalisation est prévue par la loi sur le Grand Paris?
Qui est champion de France de karaté kata en équipe en mars?
Quel est l’objet des poursuites contre Manuel Noriega?
Qui est le président de l’Assemblée nationnale?
Quelle est la principale réforme dans la procédure de divorce?
Pourquoi les ordindateurs se vendent si bien depuis 6 mois?
Quelle compagnie aérienne internationale est touchée par un nouvement de grève?
Pourquoi l’imam de Drancy a-t-il reçu des menaces de mort?
Quelle décision symbolique a pris le Premier ministre David Cameron?
Qu’est-ce que la question prioritaire de constitutionnalité?
Quelle expérience Luc Chatel va-t-il lancé en collège et lycée en septembre?
Qui est le rédacteur en chef du Monde?
Sur quel dossier les sénateurs socialistes s’opposent-ils à Martine Aubry?
Pourquoi reparle-t-on de Nicolas Copernic?
Les questions ne sont pas insurmontable, mais il manque toujours la réponse à une ou deux questions.
Comme ce billet commence à devenir long, je garde pour le prochain le compte-rendu des mes oraux, et du reportage.
Je ne ferais pas de papier sur la ville de Toulouse, non pas qu’elle ne le mérite pas, mais pendant mes deux jours en ville, il a plu tout le temps; un temps peu propice à la ballade.