16 novembre 2009

Petit coup de coeur musical : Kamini

Vous vous souvenez du titre de Marly-Gaumont de Kamini, le premier gros buzz Internet en 2006.

Voici son clip de son nouveau titre  ”Parce qu’on est con” , extrait de l’album « Extra terrien » dont la sortie est le 27 novembre 2009.

“Parce quon est con”

Pour le plaisir de le réécouter; ci dessous “Marly-Gaumont”

Et tant que j’y suis, le titre “J’Suis Blanc

9 novembre 2009

Polémique sur la présence de M. Sarkozy à Berlin le 9 novembre 1989

Quelques imprécisions du récits de M. Sarkozy créer la polémique sur sa présence à Berlin le 9 novembre 1989.

 

Sur la page Facebook de Nicolas Sarkozy, le Président de la République nous dévoile ses souvenirs de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989.

J’étais alors secrétaire général adjoint du RPR. Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l’événement qui se profile. Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur. Là, par le plus grand des hasards, nous croisons un jeune élu français que nous connaissions, à l’époque spécialiste des questions de défense : François Fillon. Nous filons ensuite vers Check Point Charlie pour passer du côté est de la ville, et enfin confronter ce mur dans lequel nous avons pu donner quelques coups de pioche. Autour de nous, des familles se rassemblaient pour abattre le béton. Certaines venaient nous parler pour nous expliquer leurs sentiments, leurs ambitions nouvelles, et partager leurs émotions après des décennies de séparation. La nuit s’est poursuivie dans l’enthousiasme général : les retrouvailles du peuple allemand sonnaient la fin de la guerre froide et le début d’une période de grande liberté en Europe.
C’est cette liberté que nous défendons toujours avec l’Europe, et que nous fêtons 20 ans après.

 sarko chute mur berlin

 

AFP/Thomas Coex Image prise le 8 novembre 2009 sur la page “Facebook” de Nicolas Sarkozy (C) le montrant donnant un coup de pioche sur le mur de Berlin, le 9 novembre 1989

 

 

 

Différentes versions de M. Juppé

Dans une interview accordée à TV5 à l’occasion de ce 20e anniversaire, le maire de Bordeaux affirme : “Le 10 ou le 11 novembre, je ne me souviens plus exactement, j’étais à Berlin avec quelques amis”, parmi lesquels Nicolas Sarkozy et Alain Madelin.

Dans un billet écrit samedi, Alain Juppé dit cette fois sur son blog, avoir été dans la capitale allemande le 9 au soir, où “il gelait à pierre fendre. Nous avons franchi le mur à Check Point Charlie”, ajoute-t-il. M. Juppé a modifié lundi sur son blog le récit de “son” 9 novembre 1989 à Berlin, reconnaissant qu’il n’était en fait peut-être pas dans la grande ville allemande au tout début de la chute du mur, mais “quelques jours plus tard”.

Dans une vidéo postée sur sur le site de la mairie de Bordeaux, il raconte cette journée. (voir vidéo)

 Toutes ces émotions d’un souvenir si fort, c’est beau, mais c’est probablement faux. La mémoire présidentielle et celle d’Alain Juppé sont un peu confuses. 

 

Un journaliste conteste

Alain Auffray, l’ancien correspondant de Libération en Allemagne souligne sur son blog ( ICI) les inexactitudes du souvenir présidentiel :

« Le matin du 9 novembre, personne à Paris -ni même à Berlin- ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. les radios et télévisions ouest-allemandes n’ont commencé à évoquer la libre circulation qu’à partir de 20h00. Et ce n’est qu’après 23 heures que les Berlinois de l’Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière  est-allemands finirent par lever la barrière. Parole de témoin: jamais “l’événement” ne s’est “profilé”.

A aucun moment l’annonce d’une ouverture probable n’a provoqué le moindre rassemblement à l’Ouest. La foule était massée à l’Est. Et beaucoup plus au Nord, dans le quartier de Prenzlauer Berg. Les Berlinois de l’Ouest n’ont commencé à s’attaquer au mur que le lendemain 10 novembre. »

 Joint par Reuters, l’Elysée maintient la version relatée par Nicolas Sarkozy “Dans l’après-midi, ils avaient rencontré le maire de Berlin. Ils ont dormi deux heures dans un hôtel de Berlin dans la nuit du 9 au 10″, persiste la présidence de la République.

 Entre les différentes versions d’Alain Juppé, et le présentiment douteux de M. Sarkozy sur la chûte du mur de Berlin, notre président vise toujours plus haut ( et plus gros) dans sa volonté de marquer l’Histoire, quitte à aller un peu vite pour séduire ses fans (voir commentaires facebook), les électeurs.

 

Rencontre “ par le plus grand des hasards”

Sa rencontre “ par le plus grand des hasards” avec celui qui deviendra son Premier Ministre 18 ans plus tard est cependant confirmée par l’intéressé, dans sur le site 20minutes.fr

“J’étais à Berlin le 7 novembre (1989, ndlr), je participais à un colloque organisé à la fois par l’Allemagne de l’ouest et l’Allemagne de l’est sur les relations est-ouest», a expliqué celui qui était alors député, membre de la commission de la Défense à l’Assemblée. «Le 9 novembre», a-t-il poursuivi, «les participants allemands se sont de plus en plus égayés pour voir ce qui se passait notamment à la porte de Brandebourg (…) Nous avons passé toute l’après-midi, toute la soirée, à assister aux premières grandes manifestations autour du mur et vers 23h nous avons croisé entre la porte de Brandebourg et Check point Charlie Alain Juppé, qui était accompagné de Nicolas Sarkozy et de Philippe Martel, nous avons bavardé quelques minutes ensemble».

Espérons qu’ils ne sacrifient pas la vérité sur l’autel de la loyauté. 

“Il faut faire le sacrifie de ses préférences mais pas celui de ses convictions”

René Bazin

4 novembre 2009

L’actu en chiffres

prêt713 millions d’euros : c’est le montant des intrêts que va toucher l’Etat au titre des 1,3 milliard d’euros prétés aux banques françaises lors de la crise, à répartir entre la BNP Paribas (226 millions), le Crédit Agricole (220 millions), la Société générale (185 millions) et le Crédit mutuel (82 millions).

symbole téléphone26,90 euros : c’est le montant de la facture moyenne mensuelle de téléphonie mobile, payée hors taxes, en France, selon l’ARCEP, au second trimestre de l’année, soit une baisse de 2,5%.

logo leclerc23,3 millions d’euros : c’est la somme que les centres Leclerc ont dû verser à 28 fournisseurs pour avoir perçu rétroactivement ( en 2002 et 2003) des remises pour des prestations commerciales non fournies.

4 novembre 2009

La nouvelle solvabilité de M. Tapie remet en route la machine judicaire

Au tribunal administratif

Un léger suspens avait été tenu lorsque les députés François Bayrou (MoDem), Charles-Amédée de Courson (Nouveau Centre) et Jean-Marc Ayrault ont contesté devant le tribunal administratif de Paris le versement par l’Etat de 285 millions d’euros à Bernard Tapie au titre du règlement du litige qui l’opposait au Crédit Lyonnais, dans la vente de la société Adidas.

Tapie
Bernard Tapie

Leur requête en annulation de la décision du 28 juillet 2008 où la ministre de l’économie, Christine Lagarde, demandait à l’Etat de payer l’ancien homme d’affaire, a été considérée comme non fondée par le jugement du tribunal administratif du 8 octobre 2009.

La justice a estimé que « la ministre n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation » et a écarte « le risque sérieux d’une nouvelle condamnation, et même d’aggravation de la première condamnation ». L’Etat a fait de son mieux à la comprendre.

Les trois parlementaires étudient la possibilité d’interjeter appel, dans le délai de deux mois, suite à « un examen approfondi du jugement ». Si point d’appel n’est formée, rien ne s’opposera au paiement de M. Tapie.

Au tribunal de commerce

Cependant, l’aventure judiciaire de M. Tapie est loin d’être terminée. Redevenu solvable, il vient de se voir signifier, samedi 31 octobre, par le tribunal de commerce de Paris, le remboursement du Crédit municipal de Marseille à hauteur de 1 313 129 euros.

Bernard Tapie avait souscrit, pour le compte de l’Olympique de Marseille, deux emprunts auprès du Crédit municipal, se portant personnellement caution. Il n’avait jamais remboursé, hormis 100 000 francs (15 245 euros) récupérés au terme du procès des comptes du club de football.

“Bernard Tapie est solvable. Il n’y a pas de raison qu’il ne rembourse pas”, a réagi l’adjointe au maire et présidente du Crédit municipal de Marseille, Jeannine Imbert, dans le quotidien La Provence

.

 Au tribunal correctionnel

Par ailleurs, son procès pour banqueroute devant le tribunal correctionnel de Paris, a été renvoyé mercredi au 11

février 2010, car les magistrats de la 11e chambre attendaient la décision du tribunal de commerce, qui pouvait avoir une influence sur le litige.

Dans ce dernier dossier pénal, on reproche à l’homme d’affaires et ancien ministre de la ville (1992-93) d’avoir continué à renflouer deux sociétés en nom collectif, Groupe Bernard Tapie (GBT) et Financière immobilière Bernard Tapie (FIBT), par l’emprunt, alors que ces deux sociétés se trouvaient en état de cessation de paiements et sans grande chance de redressement rapide.

Malgré ces quelques soucis judiciaires, l’homme d’affaire multiplie les projets. Il a annoncé au journal Le Parisien fin juin, la création d’une société avec son fils Laurent, la production d’un spectacle sur sa vie et même la reprise prochaine d’un club de football professionnel…

3 novembre 2009

Goodies sur Star wars

Je suis une grande fan des deux trilogies de George Lucas sur les combats intergalactiques.

Mon frère m’a envoyé un mail contenant un renvoi vers le site de vidéos du Nouvelobs.

A savoir pour ceux qui n’ont plus les épisodes en tête qu’à chaque fois que Dark Vador apparaît, nous pouvons écouter “la marche impériale” composée par John Williams.

Voici le petit clin d’oeil que vous pourvez regarder en cliquant. Les vidéos sur le même thème sont aussi assez drôles.

2 novembre 2009

La Cour des comptes épingle l’onéreuse présidence de l’Union européenne

ELYSEE
Palais de l’Elysée

La commission des finances du sénat a demandé à la Cour des comptes un rapport sur les crédits alloués pour la présidence française de l’Union européenne. 150 millions d’euros auront été dépensés, selon le rapport remis le mardi 20 octobre aux sénateurs. 21 millions d’euros supplémentaires ont par ailleurs été comptés dans les dépenses « externalisées ».

Ce chiffre rejoint celui engagé par la dernière présidence allemande. Cependant, les autres pays européens dépensent entre 70 et 80 millions d’euros.

Le rapport révèle que 76 millions d’euros ont été engagés dans près de 500 manifestations, dont l’enquête n’a ” permis d’établir ni leur nécessité, ni leur impact ” et montre ” une planification tardive, précipitée et défaillante “. Le plus alarmant reste les douze passations de marchés publics qui se sont faites hors procédure réglementaire, 22 négociées sans mise en concurrence.

L’organisation du sommet de l’Union pour la Méditerranée est vivement critiquée par les juges de la Cour des comptes. Ce sommet « hors normes » aura coûté 16,6 millions d’euros, pour une après midi aux Grand et Petit Palais de Paris, le 13 juillet. 10 millions ont été consacrés à l’aménagement du Grand Palais pour l’accueil de 1900 journalistes, et les délégations des 43 Etats, soit 3000 personnes. Le dîner des chefs d’Etat organisé au Petit Palais qui comptait deux cents invités a été évalué à un coût de 5 367 euros par convive, à répartir entre le dîner (310 € par hôte) et l’aménagement.

Le Quai d’Orsay se justifie par le caractère exceptionnel de l’événement, et par l’ “absence de centre de conférence international digne de ce nom. “

23 octobre 2009

Qui était Guy Môquet ?

La lecture dans les lycées de la lettre de Guy Môquet, jeune homme fusillé en 1941, reste “obligatoire” le 22 octobre, anniversaire de sa mort, comme l’a indiqué, lundi 19 octobre Jean-Louis Nembrini, directeur général de l’enseignement scolaire. Une note de service, publiée le 24 septembre au Bulletin officiel, pouvait laisser entendre que la lecture de la lettre du jeune résistant communiste, instaurée en 2007, était devenue optionnelle.

 Cette lettre est disponible sur le site de l’éducation nationale parmi onze textes ici. L’homme est présenté comme résistant, arrêté alors qu’il distribuait des tracts communistes dans la gare de l’Est, abattu en représailles de l’assassinat de l’officier Karl Hotz, avec vingt six de ses compagnons, dont il est le benjamin. 

 Le but éducatif affiché est d’appeler les lycéens à s’engager pour une cause, comme l’ont fait en leur temps quelques jeunes français, pour la défense des libertés sous l’occupation nazie. (Note de service complète du ministère ICI)

 

22 octobre 1941

Le choix du président Nicolas Sarkozy portant sur  M. Môquet comme symbole de la Résistance française souffre de critiques par de fins connaisseurs de cette période, notamment sur son rôle de résistant.

Guy MoquetComme dit précédemment, il a été arrêté le 13 octobre 1940 par trois policiers français pour avoir distribué des tracts, pour le Parti communiste dans le cadre des activités de jeunesses communistes clandestines. En effet, l’Occupant a demandé à l’Etat français de promulguer décret-loi, conçu par Edouard Daladier, du 26 septembre 1939, interdisant le Parti communiste. Bien qu’acquitté par le Tribunal pour enfants et adolescents de la Seine le 23 janvier 1941, sa condition de militant communiste le conduit à l’internement en application du décret-loi. Il finira son périple pénitentiaire le 16 mai 1941 au camp de Choisel, à Châteaubriant, où sont regroupés les militants communistes.

Le 20 octobre 1941, trois résistants communistes, Marcel Bourdarias, Gilbert Brustlein et Spartaco Guisco, abattent, à Nantes, le Feldkommandant Karl Hotz, commandant des troupes d’occupation de la Loire-inférieure. En guise de représailles, l’Occupant décide de fusiller 50 otages. Quarante-huit otages sont fusillés : seize à Nantes, cinq au fort du Mont-Valérien et vingt-sept à Châteaubriant, dont Guy Môquet, le 22 octobre 1941.

 

Résistant ?

La controverse tient au moment où sont entrés en résistance les communistes à travers les Bataillons de la Jeunesse. Ils se sont engagés en France dans la lutte armée contre les troupes d’occupation allemandes en juin 1941, après le déclenchement des hostilités par l’Allemagne nazie sur l’URSS de Staline. Or, en octobre 1940, au moment de l’arrestation de M. Môquet, le Parti n’appelait pas à la résistance. Le PCF appelait à la lutte internationale contre les puissances d’argent capitalistiques et contre la misère sociale dont elles étaient coupables.

Extrait significatif du contenu de ces tracts :

“Des magnats d’industrie (Schneider, De Wendel, Michelin, Mercier [...]), tous, qu’ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, ont trahi notre pays et l’ont contraint à subir l’occupation étrangère [...] De l’ouvrier de la zone, avenue de Saint-Ouen, à l’employé du quartier de l’Étoile, en passant par le fonctionnaire des Batignolles [...] les jeunes, les vieux, les veuves sont tous d’accord pour lutter contre la misère…”.

Ce texte est très clair : la principale cause de l’invasion allemande étant la trahison des exploiteurs capitalistes anti-ouvriers, l’urgence est de combattre la misère dont ils sont les responsables, et non l’occupant. Ils réclamaient également la libération des prisonniers communistes incarcérés depuis l’automne 1939.

 

En faire un symbole

Pour effacer des mémoires ce manque de précocité dans la Résistance, le PCF organise la première cérémonie de souvenir à laquelle assiste l’ensemble des forces de la Résistance le 22 octobre 1944, au premier anniversaire de la fusillade après la Libération. Dès lors, chaque année, le parti rendra hommage aux fusillés de Châteaubriant.

Par ailleurs, dès 1946, le nom de Guy Môquet sera posé sur de nombreux équipements, telle une gare de Métro encore une rue du 17ème arrondissement de Paris.

Face à cette lente mystification, il devient impossible aux historiens de remettre en cause son statut de résistant, sauf à provoquer un tollé général. Il leur est alors difficile d’affirmer que ce jeune homme ne faisait que distribuer des tracts, en conformité avec le Pacte germano-soviétique de non agression signé par Von Ribbentrop et Molotov en 1939. Le site Internet du PCF reste d’ailleurs silencieux sur ce détail, jugez en plutôt. ICI.

 

 Je vous invite aussi à lire la  biographie officielle de Guy Môquet disponible ici, sur le site Chemindememoire.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichegh.php?idLang=fr&idGH=1021

“ Si nous osons dire la vérité sur le passé, peut-être oserons-nous dire la vérité sur le présent.”

Ken loach

Extrait d’un discours lors de Festival de Cannes – Mai 2006

20 octobre 2009

On prend les mêmes et on recommence

En faisant le tri des coupures de journaux à garder, je suis retombé sur ce dessin, qui satirise le monde financier.

Costumes d'Halloween

Dessin de NATE BEELER, publié dans The Washington examiner (USA) du 17 octobre 2008.

Traduction : “Idées de cotumes d’Halloween effrayants” “Sorcière”  ”Frankenstein”  ”Conseiller financier”

Des noms tels que Bear Stearns, dont deux de ses fonds d’investissement faisaient faillite le 17 juillet 2007, marquant le début de la tempête financière, Morgan Stanley, Northern Rock, Frotis, Freddie Mac, Lehman Brothers (R.I.P.) et aussi Bernard Madoff étaient inconnus des non initiés à la finance il y a encore deux ans. On a brandi le spectre de la crise de 1929, à la récession, aux licenciements massifs, la fin des crédits, en d’autres termes, la fin du monde que nous connaissons.

Les Etats ont fait un (gros) geste en sauvant les grands groupes, qui ne sont plus “too big to fail” (trop important pour faire faillite), et ont promis un monde meilleur : encadrement des agences de notation, organiser et surveiller les marchés non régulés, réformer la titrisation des crédits, mettre fin aux paradis fiscaux, et, symboliquement (=politiquement) contrôler les bonnus des traders.

Or, en ce mardi 20 octobre, ce monde merveilleux n’existe toujours pas. Certes, la liste noire de l’OCDE des pays ne coopérant pas n’existe plus ; les banquiers du Delaware (USA) et des îles anglo-normandes apprécient cette nouvelle respectabilité, bien que peu de choses aient changé pour eux.  Les traders ont vu la part de leurs émoluments variables (les bonus) baissée. Comment expliquer que 2009 enregistre le record de bonus versés par les vingt-trois plus grands acteurs amméricains de la finance?

Les exemples peuvent être multipliés par dizaines, mais vous comprenez pourquoi, un an plus tard, ce dessin me fait toujours autant rire (jaune).

19 octobre 2009

L’actu en chiffres

WallstLe Wall Street Journal du mercredi 14 octobre a calculé, d’après une étude menée auprès des vingt trois premiers acteurs américains du monde de la finance, que cette année, 140 milliards de dollars (93 milliards d’euros) vont être distibués à leurs salariés. Un record démontrant que les leçons de la crise n’ont pas été tirées.

Tamiflu
Tamiflu

Les ventes de Tamiflu, massivement commandé par les gouvernements en pleine hystérie grippale, ont permis au groupe suisse Roche, d’améliorer ses performances.  Le Tamiflu rapportera 2.7 milliards en 2009 au lieu des 2 milliards annoncés.

carte102.8 millions cartes de paiement circulaient en France en 2008,  selon la Banque de France. Elles ont servi a réglé 41.2% des volumes de transactions, mais seulement 1.42% de leur valeur.

16 octobre 2009

Quand le vent produit de l’eau potable

Eole waterMarc Parent, fondateur de la société Eole Water (Sainte Tulle, Alpes-de-Haute-Provence) a inventé un système éolien permettant de créer de l’eau potable. Il utilise l’humidité présente naturellement dans l’air. L’hélice propulse de l’air dans un petit climatiseur installé dans la nacelle qui condense l’humidité. L’eau traverse ensuite un filtre à particule, et est stockée dans le mat.

Le modèle créer permet d’accumuler 70 à 100 litres de liquide par jour , mais un projet prévoit pour 2010 d’en construire une qui sera capable de récolter jusqu’à 1000 litres d’eau potable par jour (de quoi assurer les besoins vitaux en eau de 25 personnes).

L’éolienne produit environ 25% d’électricité de plus que nécessaire au petit climatiseur, une énergie qui pourra aussi être utilisée. 

Certains modèles pourront être portable, destinés aux survivants de catastrophes naturelles, couplés à des panneaux solaires, et même reliables aux lignes éléctriques.

 Cette solution est beaucoup plus écologique dans la production d’eau que sont les usines de desalinisation d’eau de mer. Marc Parent cherche un partenaire industriel et financier pour diffuser massivement son invention.

 Caroline SYLVESTRE